• Chapitre 3

     

    Chapitre 3 :

    L’entraînement

          

                Dans l’arbre, la nuit fut fraiche, et le vent ne tarda pas à frôler les orteils des enfants, ce qui finit par les réveiller. Cette sensation était assez désagréable, elle leur rappelait le gel de leur chambre d’esclave chez les Maxfords … Ce même froid qui souvent les rendait malade… Alors ils se réveillaient en sursaut, de peur de se retrouver encore et toujours dans le grand dortoir de la propriété de la vieille femme. Heureusement pour eux, en ouvrant leurs paupières, ils se trouvaient encore et toujours au cœur de l’arbre. Dans les couloirs, il y a avait de l’agitation. Enfin, au bout d’une nuit qui semblait durer des heures, le seul pointa le bout de son nez. Laura s’empressa de sortir de son lit, elle se dirigeait vers sa salle de bain, où elle fut contente de trouver une jolie petite robe rouge, auxquelles étaient assortis de petite bottine noire.  Une fois habillée, elle allait vers l’unique fenêtre de sa chambre, celle-ci donnait sur un petit jardin une sorte de potager. Là, elle put reconnaitre Thoron, il leva les yeux, elle lui fit signe il le lui rendit. Ce fut là un échange très court. Laura fut alors déranger dans ses pensées : quelqu’un se trouvait derrière sa porte… On toqua, elle s’empressa d’aller ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir Thoron, comment as t’il fait pour être déjà ici, s’interrogea t’elle.

    -Bonjour Laura ! J’espère que tu as bien dormi, demanda Thoron.

    -Pas tellement bien, hésita Laura, en fait il a fait un peu froid et il y avait du bruit dans les couloirs…

    -Ha ! Oui ! Albida le magicien du royaume a fait une petite erreur de proportion dans la potion de la chaudière ce qui a eu pour effet de la transformer en congélateur, expliqua Thoron, mais la bêtise a été réparé.

    -Alors c’était ça l’agitation dans les couloirs ! Sinon qu’allons nous faire aujourd’hui.

    -Non l’agitation venait de la pièce royale, située juste en face de la tienne ; en fait la reine Liline a enfanté deux magnifiques petits êtres : le Prince Akim 1eril succèdera au Roi Alphontus et le prince Aaron le secondera. Tu auras sans doute l’occasion  de les voir très bientôt, car normalement toi et tes amis, vous serez déclarer elfe le même jour que plusieurs autre enfants dont les deux princes. Et pour répondre à ta seconde question, aujourd’hui je vais t’emmener cher le mage Ratibuma, qui t’enseigneras les secrets du peuple des elfes, nous partons dans dix minutes.

    -Pas de problème, reprit Laura.

    A ces mots, Thoron ferma la porte, laissant le temps à son élève de finir de se préparer. Au bout d’un temps assez long, elle se décida enfin à sortir de sa chambre, sur la pallier, impatient Thoron l’attendait, il lui fit un signe de la main, pour lui demander de le suivre. Alors ils quittèrent le palais, ils passèrent dans une forêt assez dense, sur les côtés du chemin, il y avait des champignons, des fleurs, et des animaux qui gambadaient sans crainte, tout près de Laura. Cette forêt était magnifique, les arbres y était très haut, les fleurs très variées dégagées un doux parfum et les animaux inspiraient le bonheur, c’est magnifique, ne cessait de penser Laura. Les deux acolytes cheminèrent pendant un long moment, enfin au loin, Laura aperçu une maisonnette.

    -Je dois te laisser ici Laura, déclara Thoron, on a besoin de moi au palais, mais ne t’inquiètes pas je reviendrais te chercher ce soir.

    -Me laisser toute seule ? Ici ? Dans un lieu que je ne connais même pas ! Mais je vais me perdre ! S’inquiéta Laura

    -N’aie crainte, ici ne risque rien, l’à rassura Thoron.

    -Si tu le dis. Salut Thoron.

    Celui ne prit même pas le temps de répondre, il se hâta de retourner au palais, laissant Laura, seule face à tous les dangers de la nature. Mais celle-ci qui était très courageuse, continua le chemin, et arriva à la maison du sage, elle leva la main pour toquer… mais…

    -Entrez, cria une voix de l’intérieur, ce qui surprit Laura, tu es surement l’humaine venue sauver le peuple des elfes questionna Ratibuma.

    -Euh…. Oui je crois bien que c’est moi, hésita Laura.

    -Et bien il y ‘en a du travail avant que tu puisses nous sauver, se moquer Ratibuma, je rigole ma fille, je peux voir en toi la force et le courage, tu auras un avenir brillant. Ravi de faire ta connaissance, reprit le mage

    -C’est que… déclara Laura, sans doute très intimidée.

     

    -Je vais aller à l’essentiel, et commencer par t’apprendre la géographie de base de notre pays.

    -Chouette ! J’adore la géographie ! s’exclama Laura.

    -Bien tout d’abord, au Nord, il y a les territoires inconnus, jamais personne n’a osé s’y aventurer. A l’Est, il y a les territoires occupés, mais çà, je t’en parlerai quand nous aborderons l’histoire. Au Sud, il ya les territoires cachés, peu d’elfes s’y sont aventurés, mais le peu qui s’y sont été ne sont pas revenu…  A l’ouest, tu verras les territoires libres ou productifs, comme leurs noms l’indiquent, c’est dans cette région que la plupart des ressources du pays sont produites… Et enfin, au milieu, il y a la Province de L’Arbre Sacré, c’est là que tu loges, mais c’est aussi la demeure royale…

    -Ouah ! C’est très grand votre pays… s’étonna Laura.

    -Maintenant l’histoire de notre pays, je vais commencer par l’histoire de la Province de l’Arbre sacré… On raconte qu’en -43 avant Tom Baboum…

    -Qui se Tom Baboum questionna Laura.

    -C’est un très grand prophète qui as fondé sa propre religion le Baboumsime, mais çà tu l’apprendras avec Thoron, répondit le mage. Bien donc  on raconte qu’en -43 avant Tom Baboum, a de ses mains fondés l’arbre, il y aurait accompli de nombreux miracles, mais comme tout les grands prophètes le peuple ne le croyait pas, il fut donc écartelé et mourut dans l’enceinte même de l’arbre, on raconte que souvent, il apparait en songe au roi et au prince de sang pur. Depuis cet évènement tristement célèbre, la Province de L’Arbre à été sanctifier par le roi c’est donc pour çà qu’en parle d’Arbre Sacré.

    -Ouah ! Quelle histoire s’étonna Laura.

    Le mage jeta un coup d’œil sur ce qui semblait être une montre…

    -Il est déjà dix huit heures, dans trente minutes, ton maître viendra te chercher, je vais donc m’empresser de te parler des territoires occupés en 1487, les forces du mal commandés par Yan le Géant, attaquèrent notre province par surprise, ils passèrent par le territoire Nord, où ils furent lamentablement battu, ils se dirigèrent alors vers la Province de L’Arbre Sacré, malheureusement, les gardes n’ayant pas été prévenu assez vite de l’arrivée imminente de ces monstres, la Province connu une terrible défaite, le roi et la Reine furent tués, mais dans le malheur qui venait de touchait la Province, il y avait un miracle le Prince Arum fut épargné, ce qui permit de conserver un roi. Toutes les troupes du royaume pourchassaient Yan le Géant, c’est pourquoi, ils se replièrent dans les territoires de l’Est, qu’ils contrôlent toujours.

    -Donc si je comprends bien, notre première mission sera de tenter de libérer cette province, questionna Laura.

    -Plus ou moins, n’oublie pas que pour le moment nous parlons de pays or c’est tout un continent que vous devez libérer, répondit Ratibuma.

    Soudain, le mage fut couper dans ses explications par un bruit, il tendit l’oreille :

    -Quelqu’un frappe à la porte, reprit-il.

    En effet, quelques secondes après Thoron ouvrit la porte.

    -Bonjour grand mage, déclara t’il, j’espère que mon élève ne vous as pas trop causé de problème ? Questionna-t-il.

    -Au contraire, elle a été parfaite, lâcha le mage.

    -Au revoir mage, déclara Laura.

    -Attend, je dois te donner un coffre, il continent une carte de vos futures missions ainsi que des continents que vous devrez libérer, mais tu ne dois pas l’ouvrir avant d’avoir était déclarer prophète, c'est-à-dire au moment ou tu seras officiellement reconnu comme une personne en mesure de sauver notre peuple, prends en bien soin, déclara le mage.

    -C’est un honneur, dit Laura.

    -Au revoir, déclarèrent les trois personnages en même temps.

    Laura et Thoron, après avoir mainte et mainte fois salué le mage, empruntèrent le chemin inverse ; celui de l’Arbre… Laura était exténuée, elle en avait appris des choses aujourd’hui… Une fois arrivé au Palais, Thoron déclara :

    -Bien, je suis fière de toi Laura… Tu peux monter de reposer dans ta chambre… Nous passons tous ensemble à table dans dix minutes.

    -Merci Thoron, à tout à l’heure, reprit Laura.

    Thoron repartit donc, laissant encore une fois Laura seule, elle en profita pour prendre un bain, et s’allonger, elle avait besoin de se détendre.

                                                ***

                 Max et Marc, après une courte nuit de sommeil, eurent du mal à se réveiller, et lorsque Ghor et Forx toquèrent à la porte aucun des deux n’eut la force de se lever pour aller ouvrir la porte,  finalement Ghor décida de pénétrer pour les réveiller :

    -Debout !!! Dépêchez-vous ! Vous êtes en retard ! Je vous donne vingt minutes pour vous préparer et nous rejoindre dans la cour centrale, vous n’aurez pas une seconde de plus, sinon vous serez de corvée de ménage pendant une semaine ! Activez-vous ! Ordonna-t-il.

    La porte se claqua aussitôt, Marc un peu plus sage que Max, décida d’obéir, il se leva, par la même occasion il retira les draps de Max, ce qui l’énerva… Tout deux sortirent donc de leurs lits, Marc préféra prendre une douche, Max lui ouvrit le placard pour prendre des habits, il y trouva deux tenues d’elfes ; un haut brun clair, une ceinture et des bottes noires et un pantalon vert. Ils se vêtirent en hâte et allèrent retrouver Ghor et Forx dans la cour intérieure.

    -Allez prendre les épées, dans l’armurerie, ordonna Ghor.

    -Ou est-ce, questionna Marc

    -Vous n’avez qu’à chercher, répondit sèchement Ghor.

    Une fois les deux enfants éloignés, Forx ne put s’empêcher de réprimander Ghor

    -Tu devrais être plus sympas avec ces enfants. Tu risques de les dégouter.

    -Non Forx, avec ces jeunes et surtout le mien, il faut y aller à la dure, sinon ils prennent le dessus et là…

    ***

                           Les deux maîtres étaient toujours entrain de se quereller dans la cour au sujet de l’éducation qu’ils devaient porter aux élèves. Marc et Max venaient enfin de trouver l’armurerie, ils rentrèrent donc dans celle-ci…

    -Bonjour, approchez les enfants je suis Koro, le forgeron de la province, vous désirez peut-être quelque chose, déclara un homme du fond de la salle.

    -Bonjour, répondit Marc, nous sommes les élèves de Ghor et Forx, ils nous envoient chercher nos armes dans l’armurerie, ils nous ont dit qu’ils vous avez demandé de nous les fabriquer et qu’elles étaient prête.

    -Oui, en effet, c’est vrai. Vous  êtes donc les fameux prophètes libérateurs… Laissez-moi une petite minute, juste le temps d’aller les chercher dans la remise…

    -Oui, il n’y a pas de problème répliqua Max, mais dépêchez-vous j’ai envie de taper sur Marc.

    Le forgeron se dirigea donc vers la petite remise… Au bout d’un court moment il réapparu avec deux grands sacs.

    -Tenez, dit-il en leurs tendant le sac d’arme, à l’intérieur de celle-ci, vous trouverai une épée, une hache, un arc, un poignard et des mini-lances… Si jamais vous avez besoin d’autres choses n’hésitez pas, je suis là pour çà.

    -Nous y penserons, lança Max en se précipitant à l’extérieur.

    -Au revoir, fit Marc

    -Au revoir jeune homme, répondit Max…

     ***

               Thoron commençait à s’impatienter, il ne tenait plus en place, commençant les cent pas à travers la cour, il lança :

    -Mais que font ces garnements ! Ou sont-ils ?

    -Ne t’inquiètent pas ils vont arriver, je le sens, répondit Forx.

    En effet, Marc et Max, arrivaient enfin, Marc était à la traîne écrasé par le poids de ses armes :

    -Allez, mais dépêchez-vous, hurla Ghor.

    -Sortez vos épées, et mettez-vous en garde, demanda Forx.

     -C’est comme si c’était fait, lança Max, je vais enfin pouvoir faire manger le sol à ce Marc.

    -Tu vas commencer par te calmer, s’énerva Ghor.

    -Mettez-vous en garde, jambe droite en avant, le bout de l’épée à la hauteur de vos yeux… ordonna Forx, Marc c’est toi qui asséneras les coups durant la première partie.

    -D’accord, répliqua Marc.

    -Et moi je fais quoi, s’impatienta Max.

    -Toi… tu te défends juste.

    -Bien, Marc tu lèves l’épée bien haut, tu vas frapper en avançant ta jambe gauche. Quant à toi, Max quand Marc lèvera son arme tu mettras ton épée de profil, pour te protéger et en même temps du fléchiras tes jambes… Vous êtes prêt à mon signal…Allez y, s’exclama Ghor.

    Puis ce fut une succession de coup d’épée jusqu’à :

    -Bien, il est l’heure de rentrer les enfants regagnez vos chambres et reposez-vous. Nous passons à table avec vos amis dans dix minutes.

    -A tout à l’heure, repris Marc.

     ***

    La nuit avait été longue pour tout le monde est en particulier pour Sauvage, elle qui était si discrète, si joyeuse, si heureuse, ne se sentait plus en mesure d’effectuer sa mission, elle déprimait, ayant peur de ne pas être à la hauteur, et de décevoir le peuple des elfes… Au lever du jour, ce fut donc sans aucun mal, qu’elle réussit à se réveiller. Quelqu’un toqua alors à la porte, l’obligeant à se réveiller :

    -Entrez ! C’est ouvert ! lança-t-elle.

    -Bonjour Sauvage, tu vas bien ? Tu as bien dormi ? Questionna alors Cordiors, son maître.

    -En fait, je ne sais pas si….

    -Si… l’à coupas Cordiors.

    -Si je suis encore à la hauteur, et si je ne vous décevrez pas, lâcha t’elle.

    -Tu sais Sauvage, dans la vie il ya souvent des déceptions des coups de barres, mais il faut toujours savoir ce relever, le philosophe Arum disait d’ailleurs que pour mieux se relever il fallait tomber plus bas, cela veut dire qu’une fois tombé, tu ne peux plus tomber plus bas, tu peux juste te relever. Donc là, tu es au plus bas de ton moral, mais tu ne peux pas être plus bas, et forcément tu vas te lever, expliqua Cordiors.

    -Tu as peut-être raison, finit par dire Sauvage.

    -Tu es prête pour ton premier cour, aujourd’hui tu vas apprendre à hypnotiser des gens, tu peux me rejoindre dans trente minutes dans la salle au fond du couloir pour un cours particulier.

    -Hum, oui j’y serai, enfin je crois, répliqua Sauvage.

    Cordiors laissa donc Sauvage méditait tranquillement sur les paroles qu’il venait de lui dire. Il se dirigea seul vers la salle de magie commençant à préparer son cours et ses explications, quelques minutes après Sauvage le rejoignit.

    -Déjà, s’étonna Cordiors, tu as réfléchi à ce que je t’ai dit.

    -Oui en quelques sortes, expliqua Sauvage.

    -Tu es prête pour m’hypnotiser.

    -Je suppose, répondit Sauvage.

    -Bien déjà je vais t’apprendre les principes de l’hypnose ; lorsque tu hypnotise quelqu’un tu contrôle son esprit et ses pensées : tout d’abord, il faut bien te concentrer, tu dois fixer ton "sujet" droit dans les yeux, ensuite sache qu’il faut que tu caches ta tentative d’hypnose, regarde bien, je vais te montrer.

    -D’accord, répondit Sauvage.

    -Tu es sous mon contrôle… Dehors il fait très beau… Tu vas obéir à ce que je te dirai… Oh ! Il y a du soleil… Tu aimes ce que je te dis d’aimer, tu fais ce que je veux que tu fasses… Sinon, tu sais à quoi ressemble le Soleil… Regarde bien mes yeux… Justement, tu as de très beaux yeux… Au bout de trois, tu te mettras à genoux… Tu aimes les chiens ? Et au bout de dix secondes tu arrêteras et tu redeviendras normal…. 1, 2, 3…

    Aussitôt, Laura se mit à genoux et comme Cordiors l’avait dit… Et au bout de dix secondes elle redevint normale ;

    -Tu m’hypnotise oui ou non demanda Sauvage.

    -En fait, je t’ai déjà hypnotisé, mais l’hypnose efface les pensées et ce que tu avais dans le cerveau.

    -Alors c’est facile n’est-ce pas ? Tu vas m’écouter ? Tu as vu le Soleil dehors ? Ecoute-moi bien Cordiors ce soir dès que tu entendras ton prénom, tu renverseras de l’eau sur la tête de ton voisin. Tu es beau Cordiors. Maintenant réveille-toi, et oublie tout ce qui est arrivé, somma Sauvage

    -Qu’est ce qui s’est passé ? Questionna Cordiors, j’ai un de ces mal de tête.

    -Ben, j’en sais rien, çà m’arrive aussi assez souvent ce truc là…, tenta Sauvage pour ne pas se faire disputer

    -Bien, retourne dans ta chambre jusqu’au diner, je vais aller me reposer. A tout à l’heure lança-t-il.

    Sauvage fière d’avoir réussi à hypnotiser son maître regagna sa chambre, elle attendait avec impatience l’heure de dîner, pensant qu’elle allait bien rigoler…

     ***

                Lucie, plus habituée au froid que ses camarades avait dormi paisiblement, elle savait résister au froid, non pas qu’elle le voulait, mais dans son ancienne vie, elle y était obligée… Ce ne fut que tard dans la matinée qu’elle se réveilla, bercer par le doux chant des oiseaux, le soleil était déjà presque au zénith, elle réussit à se lever sans aucun mal, se mettant d’abord assises sur le bord de son lit, elle ne put s’empêcher de jeter des coups d’œil furtif dans les alentours de la pièce… Soudain, son regard, se figea sur un bout de papier qui semblait avoir été glissé sous sa porte, elle se leva, le ramassa et le lut :

    Chère Lucie, voyant que tu dormais à poing fermé quand je suis venu te réveiller, j’ai préférer te laisser te reposer, par conséquent, le programme que nous avions prévu aujourd’hui est annulé, mais ne t’inquiète pas, tu ne vas pas rester ici, inactive durant toute la journée. Bien au contraire, tu vas te rendre à l’herboristerie du royaume chez l’apothicaire Edmund qui t’apprendras quelques secrets sur des plantes médicinales, nous nous retrouverons au diner de ce soir dans la grande salle. A tout à l’heure. Signé ton amis Miniums.

    Lucie se dirigea donc vers son armoire, lorsqu’elle ouvrit la porte elle fut étonnée de trouver une belle petite jupe bleue ainsi qu’un tailleur jaune et des chaussures rouges, elle fut très contente car c’était ses couleurs préférées. Elle alla en toute hâte à l’herboristerie, pénétra dans celle-ci, la pièce était chaude, on pouvait voir de toutes part, des casiers avec marqués des noms de plantes que Lucie qui en savait beaucoup sur les plantes ne connaissait pas… Il n’y avait personne dans la pièce, ce qui inquiéta Lucie :

    -Y a quelqu’un, lança t’elle dans la pièce.

    Personne ne répondait :

    -Bonjour, il y a quelqu’un, je suis Lucie, et je suis envoyé par Miniums pour recevoir une « formation » sur les plantes médicinales par l’apothicaire Edmund, tenta t’elle.

    Soudainement, une voie se fit entendre au fond de la pièce :

    -Lucie ? Tu es celle qui est capable de nous délivrer ? Enchanté, je suis Edmund l’apothicaire de L’Arbre Sacré, Miniums t’a envoyer ici parce qu’il voulait que je te parle des plantes qui soignent ou non. N’est-ce pas ?

    -Oui c’est çà, répliqua Lucie.

    -Bien, suis-moi s’il te plait.

    -Je vous suis, répondit Lucie.

    Edmund fit passer Lucie par une trappe étroite qui donnait sur une cave, là, une forte odeur de fleurs se dégageaient, au bout de cette pièce qui était très sombre et froide, il y avait une petite porte, c’est vraisemblablement par celle-ci que va passer Edmund, pensa la fillette. Et Lucie avait vu juste, c’est bien par cette porte que passa l’apothicaire, une fois la porte ouverte, Lucie put découvrir un laboratoire gigantesque… Edmund demanda à Lucie de s’assoir, et de mettre les vêtements de protection situés sur la porte, il lui conseilla de mettre des lunettes…

    -Bien, connais-tu des fleurs, questionna Edmund.

    -Si j’en connais, bien sur que oui, et j’en connais pas qu’une…

    -Donne moi voir le nom de dix fleurs que tu connais ? interrogea-t-il.

    -C’est facile : la tulipe, la jacinthe, la rose, les bleuets, les arums, le dahlia, le nénuphar, la gerbéra, le cactus, le pissenlit, les pâquerettes, l’iris… se vanta alors Lucie.

    -Je suis flatté, s’étonna Edmund.

    -Bien mais connais tu la floraty et la luxis.

    -Non, qu’est-ce ? Questionna Lucie.

    -Et bien vois-tu, la floraty est une très belle petite fleur s’apparentant aux pâquerettes, mais il ne faut pas se faire avoir, son parfum dégage une substance provoquant l’endormissement quant à la luxis, c’est une plante carnivore microscopique, je vais t’expliquer comment les prendre sans risquer la mort : il suffit d’avoir une rose sur le corps.

    -Comment agissent ces plantes, questionna Lucie.

    -C’est très simple, tu les intègres à un joli bouquet de violette, ce qui va pousser la personne à qui tu offres ce bouquet à le sentir, aussitôt il va s’évanouir, les luxis, sentant le parfum des floraty vont immédiatement sortir du bouquet et dévorer la personne. La mort sera alors instantanée.

    -Incroyable, lâcha Lucie, apprenez moi d’autres choses comme çà s’il vous plaît… supplia Lucie.

    -Je crains que çà ne soit pas possible, s’excusa Edmund.

    -Pourquoi, s’étonna Lucie.

    -Il est l’heure que tu regagnes ta chambre, et que tu te prépares pour le dîner.

    -Dommage, répliqua Lucie déçue.

    -A plus tard Lucie, je te laisse remonter seule dans ta chambre.

    -D’accord, merci pour tout ! S’exclama Lucie.

    Lucie retourna alors se pomponner dans sa chambre en attente du repas de ce soir, impatiente de retrouver ses amis.

    ***

             Le repas fut un festin,  sur la table de la grande salle, il y avait des frites et un cerf. Ce fut l’occasion pour les enfants et pour leurs maîtres d’échanger leurs premières impressions. Chacun put s’exprimer sur ce qu’il avait pu apprendre durant cette journée. Vers le milieu du repas, Thoron demanda du vin à Miniums tout en  prononçant son prénom, Miniums prit la cruche et la renversa sur la tête de Thoron, ce qui provoqua des éclats de rire dans la salle… A la fin, du repas, chacun regagna sa chambre, pour méditer sur cette journée qui venait de s’achever…

    ***

             Et ainsi, chaque jour, pendant plus de trois ans, les jeunes, ont été formés à toutes les techniques primitives de survie, de combat et de défense. Tous avaient acquérit de  nombreux pouvoirs qui différaient selon leurs personnalités. En revanche, seul un pouvoir leurs était commun, ils pouvaient communiquer par la pensée. Marc bien que toujours peureux avait développé un pouvoir incroyable, celui de pouvoir effacer la mémoire des personnes,  Sauvage quand à elle savait hypnotiser à la perfection. Max était devenu imbattable à l’épée. Laura, qui embellissait chaque jour était capable de se déplacer extrêmement vite tout comme son maître. Et enfin Lucie, elle avait obtenue des pouvoirs de voyance, en touchant un objet ou une chose elle était désormais capable de connaître toutes son histoire…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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